- Interview de Snakee réalisé par l’Association Octavener : Arts Sous-Terrain
1°) Bonjour Snakee,
pour commencer présente toi, et pour ceux qui connaissent pas qu’est-ce que c’est P2R Prod ?
« Je suis rappeur et producteur du groupe de rap P2R Prod de Dax. Je suis activiste dans le mouvement hip hop depuis 2002, du graph,du tag puis le rap. Avant P2R j’étais dans un autre groupe, le Creative Town Crew, basé sur Pau. Le P2R, Puissance Rage Révolution, c’est un collectif hip hop qui a évolué en groupe de rap au fil du temps et qui rassemble avant tout des potes ayant une certaine vision underground et militante du rap, du hip hop et plus largement de la musique. »
2°) Tu viens de sortir ton album Je veux de l’air, pourquoi un album solo,besoin d’exprimer des choses plus personnelles, envie de créer sans lescontraintes que peut avoir un travail en groupe ?
« En fait mon projet solo est plus une street-tape qu’un album. Une street-tape est de base un produit plus brut, moins finalisé qu’un album. C’est le support idéal pour s’exprimer sans passer des mois à la création. J’ai entrepris ce projet parcequ’on n’avait pas de scènes avec P2R, qu’on était dans une période de transition. J’avais en plus des tonnes de choses à dire comme tout bon rappeur qui assiste à la mascarade quotidienne de notre société. J’avais aussi envi de faire des morceaux plus personnels. En fait cette street-tape est le résultat de plusieurs facteurs, elle devait se faire à ce moment, mektoub ! »
3°) Ton album est dispo en téléchargement gratuit, et son prix à la vente est nettement plus bas que Il était une fois dans l’underground est-ce une méthode de distribution qui correspond mieux à ta vision personnelle de la musique ? Qu’en sera-t-il des prochaines productions de P2R ?
« Pour le prix, comme j’ai dit avant, c’est une street-tape. Moins de temps sur les productions, moins de coût pour la fabrication, donc moins cher que le premier skeud de P2R. Après moi comme le P2R on a une certaine éthique, une mentalité « underground », on fait du son, le but c’est qu’il soit le plus diffusé, tous les moyens sont bons. Pour les prochaines productions de P2R on fonctionnera pareil. Quelque soit le projet, le prix de vente sera toujours moins cher que dans la distribution traditionnelle. »
- Le site de l’Association Octavener, Arts Sous-Terrain



